Rechercher dans ce blog

28 octobre 2026

Législatives en Israël, « une question de vie ou de mort » Ofer Cassif, député communiste israélien réélu

 


7,3
 millions d’Israéliens ont été appelés aux urnes pour élire les 120 députés de la Knesset. Ce scrutin, en un seul tour, est présenté comme un référendum pour ou contre Benjamin Netanyahu, le Premier ministre sortant. Ce dernier est donné au coude-à-coude avec le camp formé autour de son principal rival, le centriste de droite Gadi Eisenkot, ancien chef d’État-major. La Liste arabe unie, composée du parti communiste Hadash, le parti laïc Taal et du parti nationaliste Balad, peut faire pencher la majorité d’un côté ou de l’autre et ainsi empêcher Netanyahu de former un gouvernement.

Source La Marseillaise : Comment s’est déroulée cette campagne durant laquelle on a tenté de vous mettre hors de course ?

Ofer Cassif : Personne ne peut savoir quels seront les résultats, mais nous sommes optimistes. Nous avons fait de notre mieux, en parcourant le pays de long en large. Nous espérons que nombreux seront ceux qui iront voter pour la Liste commune, tant au sein de la population arabe que de la population juive démocratique. Tout le monde comprend que nous sommes à un carrefour, qu’il ne s’agit en réalité pas d’un carrefour en X mais en E : soit nous allons droit en enfer, soit nous commençons le changement. Nous en avons vraiment besoin, c’est plus urgent que jamais. Les fascistes et leurs collaborateurs ont tenté de nous empêcher de nous présenter. Nous n’abandonnons jamais. Nous poursuivons notre combat, la justice est de notre côté, nous continuons à lutter contre le fascisme et le racisme.

« Aller droit en enfer », c’est maintenir Netanyahu au pouvoir ?

O.C. : Un gouvernement dirigé par Netanyahu, poursuivra l’extermination du peuple palestinien. Au moment où l’on se parle, le génocide continue à Gaza, le nettoyage ethnique en Cisjordanie s’aggrave d’heure en heure. Et, avec cela, la persécution au sein même d’Israël, des citoyens palestiniens et, plus généralement, de ceux qui font entendre une voix alternative et critique à l’égard du gouvernement. Ils font tout ce qu’ils peuvent pour nous interdire d’agir, pour nous réduire au silence. Il est donc évident que s’ils reprennent le pouvoir, ils achèveront leur œuvre, pour ainsi dire. Cela signifie un nettoyage ethnique total et l’extermination des Palestiniens, y compris au sein de l’État souverain d’Israël. Je n’exagère pas quand je dis que c’est une question de vie ou de mort. De toute évidence, nous avons besoin d’un changement de toute urgence. Le prochain gouvernement, même s’il est dirigé par Gadi Eisenkot, ne mettra pas fin à l’occupation, aux guerres et à la colonisation de la Syrie ou du Liban. Mais si nous sommes assez forts et que nous parvenons à exercer davantage de pression, alors il est certain que certains crimes vont cesser. Commençons par mettre fin au génocide à Gaza, par nous retirer de là-bas et démanteler les nids du terrorisme, à savoir les soi-disant « avant-postes ». Et bien sûr, mettre fin à l’assaut fasciste contre la société israélienne sur le plan intérieur. Ces mesures, le prochain gouvernement, s’il n’est pas dirigé par Netanyahu, pourrait les prendre.

Le président américain Donald Trump lui a apporté son soutien.

O.C. : Je trouve tout à fait normal qu’une merde trouve une autre merde à son goût (sic). Il a soutenu Milei, il a soutenu Bolsonaro, il a soutenu Orbán. Il a toujours soutenu la lie de l’humanité. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’il le fasse encore une fois.

Le coût de la vie est également l’un des enjeux de ce scrutin ?

O.C. : Le coût de la vie en Israël est extrêmement élevé. Les prix des biens de première nécessité comme l’alimentation, le logement, l’éducation et les soins de santé, sont sans commune mesure avec ceux de la plupart des autres pays de l’OCDE, et même de certains qui n’en font pas partie. Cela inquiète beaucoup la population. Alors, pourquoi les gens en Israël, contrairement à ce qui se passe actuellement en Espagne, en France, et ailleurs, ne descendent-ils pas dans la rue ? Parce qu’ils sont totalement absorbés par les soi-disant questions de sécurité, du danger venant du Hamas et du Hezbollah. C’est l’une des raisons pour lesquelles ce gouvernement, qui a toujours servi les capitalistes et les classes dirigeantes, souhaite entretenir cette situation de peur, de rage et de frustration, car cela détourne l’attention des masses des questions de classe liées au coût de la vie. Et ce, afin de la recentrer sur la survie élémentaire face au risque réel, telle que définit par le gouvernement et la plupart des partis d’opposition, à savoir les Palestiniens et les pays arabes voisins.

Le système éducatif aussi esten déclin. Comment l’expliquer ?

O.C. : Le système éducatif n’existe littéralement pas. C’est une combinaison de deux choses. Tout d’abord, dans la pratique, même si ce n’est pas toujours légal, les parents payent de plus en plus cher pour l’éducation de leurs enfants dès leur plus jeune âge. L’autre, c’est que l’État, s’implique de plus en plus dans le contenu de l’enseignement. Au lieu de rendre les jeunes Israéliens plus ouverts d’esprit et plus sceptiques, on leur fait un lavage de cerveau avec des absurdités nationalistes, racistes et colonialistes.

 Les jeunes Israéliens d’aujourd’hui comptent parmi les plus ignorants du soi-disant « monde occidental ». Ce n’était pas comme ça il y a 30 ans ou 40 ans. C’est beaucoup plus facile pour un dictateur de gouverner ses sujets s’ils sont ignorants.


27 octobre 2026

Point de vue de la journaliste Brésilienne Dani Legras : Lula, la victoire du sursaut


Il est cinq heures du matin à Marseille lorsque j’apprends la réélection de Lula. Depuis le retour de la présidentielle au suffrage direct, en 1989, jamais un candidat arrivé deuxième au premier tour n’avait remporté le second. 

Je dois l’avouer : je respire un peu mieux.

À l’issue du premier tour, Luiz Inácio Lula da Silva, habitué aux renaissances comme aux revers, doit retrouver le chemin des électeurs. Sa campagne semble trop compter sur son bilan. Flávio Bolsonaro, lui, s’appuie sur l’héritage familial et deux préoccupations majeures : l’insécurité, qui pèse sur le quotidien, et le coût de la vie, qui éprouve les budgets. Lui-même évangélique, il sait parler à cet électorat devenu central.

Entre les deux tours, la mobilisation populaire gagne la rue. D’abord tétanisés par un possible retour de l’extrême droite, des citoyens agissent sans attendre les consignes du Parti des travailleurs. Étudiants, artistes et supporters de football se retrouvent dans les rassemblements. L’élan se nourrit aussi de rencontres minuscules. Dans un reportage de la revue Piauí, un couple propose aux passants une minute de conversation ; d’autres offrent une fleur pour engager la discussion. « Ce que la vie nous demande, c’est du courage », écrit Guimarães Rosa dans Grande Sertão : Veredas. Ils semblent l’avoir pris au mot.

Sur WhatsApp, le député André Janones donne à cette mobilisation un puissant relais. Téléphone à la main, Lula appelle à convaincre autour de soi. Chacun contribue avec ses mots, ses proches, le temps dont il dispose.

La campagne revient au quotidien : préserver le pouvoir d’achat, travailler moins sans perdre de salaire, protéger les droits sociaux. Et défendre la démocratie.

Selon le politologue André Singer, ce changement s’amorce dès septembre. L’entre-deux-tours l’amplifie et élargit le rassemblement aux déçus du gouvernement : critiquer Lula n’empêche pas de redouter le retour du bolsonarisme.

Entre les deux tours, Lula gagne dix millions de voix supplémentaires, bien davantage que Flávio Bolsonaro. Dans le Nordeste, son bastion électoral, il renforce son soutien, dans le Sud-Est, il réduit son retard. La participation, elle aussi, progresse.

Ces voix lui donnent la victoire, mais l’obligent aussi : répondre aux attentes sociales face à un Congrès renforcé à droite. Ses responsabilités dépassent les frontières du pays. En Amazonie, Lula sera attendu sur la lutte contre la déforestation et la défense des peuples qui l’habitent. La forêt stocke d’immenses quantités de carbone et alimente les pluies en Amérique du Sud. Sa destruction aggrave le réchauffement climatique. Son avenir nous concerne jusqu’à Marseille, déjà confrontée aux sécheresses et aux chaleurs extrêmes.

Reste à gouverner ce Brésil, avec ses fractures et son goût de l’improbable. On pourrait y voir du réalisme magique, mais on connaît quelques-uns des artisans du prodige : des citoyens qui s’arrêtent pour parler à des inconnus, une fleur à la main.

Journaliste, Dani Legras nous livre son analyse de la présidentielle au Brésil, son pays.

Source La Marseillaise 

 

24 octobre 2026

En Italie, la rue fait le lien entre guerre et vie chère


Livio Tedeschi pour Liberté Actus

Depuis une dizaine de jours, l’Italie est traversée par une vague de colère contre la vie chère et la marche vers la guerre. Routiers et agriculteurs bloquent le Sud, la jeunesse descend dans la rue au Nord et la CGIL, premier syndicat d’Italie, appelle à la grève générale le 20 novembre.

Le gouvernement de Giorgia Meloni répond par un nouveau tour de vis sécuritaire et déploie 500 soldats à Milan. Mais, les mobilisations rappellent que le droit de manifester ne se décrète pas : il se défend.

Du détroit d’Ormuz aux rayons vides de Naples

À l’origine de la colère, il y a une guerre lointaine aux effets très concrets. Le conflit en Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz ont fait flamber les prix du pétrole, du gaz et du diesel. Le litre de gazole avoisine désormais 2,30 euros en moyenne, soit une hausse d’environ 40 % en un an. Dans la zone euro, l’inflation est remontée à 3,8 % en septembre.

Les premiers à se lever ont été les transporteurs routiers et les agriculteurs du Mezzogiorno, à la mi-octobre. Barrages sur les routes et dans les ports autour de Naples et de Bari, blocage d’une raffinerie dans les Pouilles : en quelques jours, les supermarchés de Sicile, de Calabre, des Pouilles, du Molise et de Basilicate ont vu leurs rayons se vider. Le fabricant de pâtes Rummo a même suspendu sa production faute de blé dur, des aéroports calabrais ont manqué de kérosène et des écoles ont fermé faute de transport scolaire. Le mouvement gagne désormais les pêcheurs du nord de l’Adriatique.

Au Nord, c’est la jeunesse qui, à l’image des lycéens français, a pris la rue. Le week-end des 17 et 18 octobre, des dizaines de milliers de jeunes ont défilé à Milan, Turin et Bologne. En marge des cortèges, des affrontements et des pillages ont éclaté dans le centre de Milan. Mais derrière les images de vitrines brisées qui tournent en boucle dans les médias transalpins, les chiffres dessinent une génération sans perspective. En août 2026, le chômage des moins de 25 ans atteignait 20,3 % selon l’Istat, et 15,2 % des 15-29 ans ne sont ni en emploi ni en formation, le deuxième taux le plus élevé de l’Union européenne. En 2024, 156 000 Italiens ont quitté leur pays, 36,5 % de plus qu’un an auparavant. Surtout, à la mi-2026, le salaire réel par tête reste en Italie inférieur à son niveau d’il y a quatre ans, quand l’Espagne ou l’Allemagne ont déjà dépassé le leur.

Ce que nous dit le tour de vis de Meloni sur la situation italienne

Face à cette contestation, le gouvernement de Giorgia Meloni a choisi la répression, mais de façon calculée. Le 20 octobre, un décret-loi a créé un délit de « participation violente à une manifestation », étendu la garde à vue préventive aux mineurs et présumé leur discernement dès 14 ans. Le même jour, l’exécutif annonçait le déploiement de 500 militaires à Milan jusqu’au 31 décembre.

Ce durcissement bute pourtant sur des limites que le pouvoir lui-même ne peut ignorer. Le ministre de la Défense réclamait pour les soldats des pouvoirs de police judiciaire : le Conseil des ministres les lui a refusés. Des militaires menottant des manifestants dans les rues de Milan, l’image aurait été politiquement intenable pour un gouvernement qui tient à passer pour une exemplaire démocratie européenne. Giorgia Meloni a d’ailleurs dû rappeler elle-même : « Manifester est un droit. Ravager nos villes ne l’est pas. » Que la dirigeante d’un parti né dans l’héritage du fascisme soit contrainte de proclamer ce droit en dit long. Il ne s’agit pas d’une concession, c’est la marque d’un rapport de force.

Ce rapport de force, ce sont les syndicats et certains partis qui le construisent. Le 17 octobre, à Rome, la manifestation de « La Via Maestra », qui réunit autour de la CGIL plus d’une centaine d’associations laïques et catholiques, a rassemblé près de 100 000 personnes sous les mots d’ordre du travail, de la paix, de la protection sociale et de la Constitution.

Il serait pourtant réducteur de lire ces mobilisations comme un front anti-Meloni. Ce que dénoncent les cortèges, c’est le coût de la guerre et du réarmement. C’est sans doute là que se situe l’enjeu véritable. L’arrivée de l’extrême droite au pouvoir, en 2022, n’a pas produit la rupture spectaculaire que beaucoup redoutaient. Giorgia Meloni s’est coulée dans le jeu européen, a tenu les comptes publics et s’est rangée sans hésitation derrière l’Ukraine. Le péril tient moins à un basculement brutal qu’à une pente plus discrète, partagée bien au-delà de Rome, celle d’un continent qui s’habitue peu à peu à l’économie de guerre.

Si le gouvernement peut dénoncer des casseurs, il peut difficilement criminaliser les travailleurs en lutte, à commencer par ceux qui bloquent le Sud du pays. Agriculteurs, transporteurs, artisans : ceux qui bloquent les routes forment une part importante de l’électorat traditionnel de la droite italienne, et réprimer sa propre base coûte bien plus cher que de condamner une poignée d’émeutiers. Plutôt que la matraque, le ministre des Transports Matteo Salvini a donc sorti le chéquier, avec 480 millions d’euros promis aux routiers en plus du milliard déjà mobilisé. À quelques mois des élections de 2027, et après avoir perdu en mars le référendum sur sa réforme de la magistrature, Meloni ne peut se permettre d’affronter de face un pays qui se lève.

Manifester sous un gouvernement d’extrême droite reste donc possible en Italie. Non par la grâce d’un pouvoir qui s’approprie la notion de liberté à tout va, mais parce que travailleurs, syndicats et associations occupent l’espace public assez massivement pour que toute tentation de le confisquer ait un prix politique. La République italienne, née de la Résistance, se défend aujourd’hui comme elle s’est conquise : dans la rue. Prochain rendez-vous, le 20 novembre.

Le chef d'orchestre Israélien Lahav Shani critique les dirigeants politiques de son pays. Il considère que le boycott généralisé des partis politiques arabes est honteux et motivé par des considérations racistes


 Le chef d’orchestre a publié une longue tribune dans le quotidien israélien Haaretz.

À nouveau menacé de boycott en Belgique où il doit se produire en novembre prochain, Lahav Shani a décidé de prendre la parole dans une longue tribune publiée par le quotidien israélien Haaretz pour dénoncer la politique menée par le gouvernement du pays dont il est citoyen. « Toute ma vie, je me suis exprimé sans mots, par la musique. Selon moi, le pouvoir universel de la musique, qui nous rassemble tous, est plus puissant que tout discours. Mais la réalité à laquelle nous sommes aujourd’hui confrontés m’emplit de telles craintes qu’il me paraît nécessaire de prendre la parole », écrit le directeur musical de l’Orchestre philharmonique d’Israël, qui poursuit : « Dans cette période qui a lieu entre les commémorations du 7 octobre 2023 et les élections en Israël m’apparaît cette question : quelles valeurs humaines voulons-nous partager en tant que société ? »

« Reconnaître les Israéliens arabes »

Le chef d’orchestre né à Tel-Aviv souligne ensuite la responsabilité d’hommes politiques dans les attaques du 7 octobre et « les événements qui ont suivi » : « Il est tout simplement inacceptable qu’une personne qui souhaite rester au pouvoir se soustraie à son obligation de rendre des comptes au public », déclare le musicien. Lahav Shani ajoute par ailleurs qu’un dirigeant doit s’engager à représenter l’ensemble de la population du pays, ce qui impliquerait « de reconnaître les Israéliens arabes comme des citoyens égaux en droits » : « Je considère que le boycott généralisé des partis politiques arabes est honteux et motivé par des considérations racistes », assume-t-il.

Lahav Shani affirme également que les responsables politiques doivent prendre conscience que la sécurité des citoyens israéliens ne peut être assurée au détriment des civils palestiniens de la bande de Gaza, « en premier lieu des centaines de milliers d’enfants palestiniens qui n’ont pas choisi la terrible réalité qui est la leur aujourd’hui ». Rappelant que la compassion fait partie des valeurs du judaïsme, le chef d’orchestre assure que « sans compassion mutuelle, il n’y aura jamais de solution à ce conflit ». Il ajoute : « C’est cette même boussole morale qui devrait guider notre réaction face à la violence croissante des colons en Cisjordanie – une violence qui appelle une condamnation sans équivoque et une intervention pour y mettre fin ».

Banalisation de la violence

Après avoir ainsi critiqué le gouvernement israélien, Lahav Shani évoque la situation délicate des artistes de son pays, dénonçant certaines formes d’activisme politique qui nient l’existence même de l’État d’Israël : « Aux yeux de ces extrémistes, le seul fait d’être Israélien est un péché qui mérite châtiment », regrette le musicien, qui évoque le concert qu’il avait dirigé à la Philharmonie de Paris voilà un an. Parallèlement, il cite certains propos particulièrement choquants tenus par des responsables politiques israéliens et affirme comprendre l’indignation qu’ils suscitent à l’international, tout comme la situation en Cisjordanie. « Nous assistons depuis quelques années à une banalisation de la violence dans le débat public, à un mépris de la vie humaine et à une montée du racisme », dénonce le chef, qui évoque à nouveau les élections à venir, expliquant espérer la venue de « dirigeants à la hauteur de leur mission ».

Lahav Shani précise pour finir : « Je ne dis bien sûr pas tout cela en tant qu’homme politique, mais en tant que musicien – et avant tout en tant qu’être humain. Directeur musical de l’Orchestre philharmonique d’Israël, j’ai toujours été fier de l’histoire de celui-ci et de son héritage : un orchestre fondé dans les années 1930 pour sauver des réfugiés juifs d’Europe. […] Bien que l'orchestre soit une institution indépendante, il est considéré comme un représentant de la société israélienne sur la scène internationale. Et je suis fier non seulement de son extraordinaire talent artistique, mais aussi de son engagement en faveur de l'éducation et de la promotion des liens entre les différentes communautés au sein d'Israël, y compris avec la communauté arabe. » Et de conclure : « La musique n’a jamais mis fin à une guerre, mais elle nous apprend beaucoup sur l’humanité. »

Source Diapason