21 octobre 2026

Exposition : Histoires d’animaux

 


Du Moyen Âge à nos jours, l’exposition Histoires d’animaux de la Bibliothèque nationale de France retrace l’évolution du regard porté sur le monde animal. Bestiaires religieux, créatures fantastiques, animaux savants, familiers ou victimes de l’homme composent un parcours où arts, sciences et littérature révèlent surtout les transformations de nos sociétés.

Longtemps redouté, chassé, domestiqué, admiré ou chargé de pouvoirs symboliques, l’animal n’a jamais cessé de hanter l’imaginaire des hommes. Du monstre tapi dans les marges d’un manuscrit médiéval au compagnon familier installé dans les foyers bourgeois, du rhinocéros rêvé par Dürer aux singes de Pierre Boulle renversant la domination humaine, son histoire raconte peut-être moins celle des bêtes que celle des sociétés qui les observent.

C’est ce dialogue millénaire que la Bibliothèque nationale de France invite à parcourir au sein de son musée du site Richelieu. Intitulée Histoires d’animaux, cette nouvelle thématique annuelle puise dans les immenses collections de la BnF pour suivre, du Moyen Âge à nos jours, les métamorphoses du regard porté sur le vivant. Arts, littérature, religion et sciences s’y répondent, révélant successivement l’animal symbole, ressource, objet d’étude, créature fantastique, compagnon ou victime d’une domination humaine devenue toujours plus considérable.

Le Rhinocéros, par Albrecht Dürer (1515)
Le Rhinocéros, par Albrecht Dürer (1515). © BnF, Réserve des livres rares

Afin de protéger les œuvres les plus sensibles à la lumière, le parcours sera renouvelé à trois reprises au cours de l’année. Chaque rotation fera ainsi apparaître de nouvelles pièces et de nouveaux visages du bestiaire.

Du bestiaire médiéval aux premières curiosités savantes
Au Moyen Âge, observer un animal revient rarement à ne voir que l’animal lui-même. Le lion, l’aigle, le serpent ou le cerf appartiennent à un vaste langage moral et religieux. Ils incarnent vertus et vices, accompagnent les saints, annoncent le divin ou deviennent instruments du martyre. Des estampes d’Albrecht Dürer et de Martin Schongauer témoignent de cette lecture profondément symbolique du monde naturel. La bête est autant signe que créature.

La chasse, pour sa part, révèle un autre rapport au vivant. Le prestigieux Livre de la chasse de Gaston Phébus rappelle combien l’activité cynégétique est alors entourée de rites et de codes. Chevaux, chiens et gibier s’inscrivent dans une civilisation aristocratique où l’utilisation de l’animal se double d’une affirmation de puissance et de rang social.

À la Renaissance, toutefois, la curiosité change peu à peu de nature. Les Européens veulent décrire les merveilles d’un monde qui s’élargit. Mais l’observation directe demeure imparfaite. Le célèbre Rhinocéros de Dürer en offre l’un des exemples les plus saisissants : l’artiste représente en 1515 un animal qu’il n’a jamais vu, travaillant à partir de descriptions et d’un dessin transmis à distance. L’image est inexacte, mais son extraordinaire succès montre combien savoir scientifique, témoignage et merveilleux demeurent alors intimement mêlés.

Une vitrine consacrée à l’éléphant dans la culture indienne prolonge cette interrogation en révélant la permanence de traditions symboliques très différentes de celles de l’Occident.

Lorsque l’animal entre dans la science
Entre les XVIe et XIXe siècles, l’Europe cherche progressivement à classer le vivant. Il ne suffit plus de raconter l’animal : il faut le mesurer, le dessiner, le comparer et lui assigner une place.

Les esquisses du peintre et dessinateur naturaliste Claude Aubriet, exceptionnellement prêtées par le Muséum national d’histoire naturelle, montrent l’importance du dessin dans cette construction des connaissances zoologiques. Avant la photographie, le crayon constitue un véritable instrument scientifique.

Recueil de pièces des années 1764-1765 concernant la bête féroce du Gévaudan
Recueil de pièces des années 1764-1765 concernant la bête féroce
du Gévaudan. © BnF, Réserve des livres rares

Pour autant, l’animal ne perd rien de sa puissance littéraire. Avec Jean de La Fontaine, renards, loups, corbeaux, cigales ou fourmis poursuivent une tradition remontant à l’Antiquité : faire parler les bêtes pour mieux dénoncer les travers des hommes. Sous la peau animale apparaissent l’ambition, l’orgueil, la naïveté ou la cupidité.

Mais certaines créatures demeurent liées à la peur. Entre 1764 et 1767, la mystérieuse Bête du Gévaudan ensanglante plusieurs paroisses et nourrit une abondante imagerie populaire. Les estampes exposées montrent comment quelques faits tragiques, amplifiés par les récits et les rumeurs, peuvent faire naître un monstre collectif.

Babar, Renart et les métamorphoses du vivant
À partir de la fin du XIXe siècle, une nouvelle figure s’impose : l’animal destiné aux enfants. Avec le développement de la littérature illustrée, les bêtes deviennent compagnons d’apprentissage et personnages d’identification. Les planches originales du Voyage de Babar, de Jean de Brunhoff, rappellent la puissance acquise par ces héros anthropomorphes qui pensent, parlent, voyagent et éprouvent des sentiments humains.

Des maquettes de costumes d’Élisabeth Ivanovsky, inspirées du Roman de Renart, témoignent également de la permanence des récits animaliers anciens dans la création contemporaine. L’animal permet surtout d’interroger la frontière séparant l’homme des autres espèces. Cette limite devient volontairement incertaine dans les Métamorphoses d’Ovide revisitées par Cécile Reims, où corps humains et formes animales se mêlent jusqu’à troubler les catégories établies.

De la bête utile au compagnon aimé
Le XIXe siècle voit parallèlement évoluer les sensibilités. Pendant des siècles, chevaux, bœufs, chiens et autres animaux avaient d’abord été considérés à travers les services qu’ils rendaient : transport, traction, alimentation, chasse ou garde. Sans disparaître, cette conception se double désormais d’une attention croissante aux émotions prêtées à l’animal.

Dans les intérieurs bourgeois européens, chiens et chats deviennent des membres familiers du foyer. On les cajole, on les photographie, on les met en scène. Les affiches publicitaires du début du XXe siècle comprennent rapidement la force affective de cette nouvelle proximité et utilisent abondamment leur image.

Le voyage de Babar. Aquarelle originale de Jean de Brunhoff (1932)
Le voyage de Babar. Aquarelle originale de Jean de Brunhoff (1932).
© BnF, Réserve des livres rares

Mais cet attachement ouvre bientôt une question plus embarrassante : comment concilier affection pour certaines espèces et exploitation des autres ? Enfermement, souffrance animale, disparition des espèces et préservation de la biodiversité apparaissent peu à peu au cœur des préoccupations contemporaines. Le manuscrit de La Planète des singes de Pierre Boulle donne à cette interrogation une forme vertigineuse. En imaginant une société où les singes dominent les hommes, le romancier inverse brusquement les hiérarchies établies. Deux lithographies de Gilles Aillaud, artiste particulièrement attentif aux animaux captifs, prolongent cette réflexion sur une humanité capable tout à la fois de protéger le vivant et de l’enfermer.

Dragons, Bête de l’Apocalypse et animaux devenus objets
Du 21 janvier au 9 mai 2027, une deuxième rotation renouvellera largement le parcours. Le bestiaire chrétien y sera notamment abordé à travers le tétramorphe, association traditionnelle des quatre évangélistes avec l’ange, le lion, le taureau et l’aigle. L’animal apparaît ici comme un véritable langage théologique.

Créatures monstrueuses et hybrides occuperont également une place importante. Une estampe spectaculaire de Hendrick Goltzius, Le Dragon dévorant les compagnons de Cadmos, dialoguera avec la Bête de l’Apocalypse figurant dans la Somme le Roi de Laurent d’Orléans, manuscrit moral du XIIIe siècle. La chasse sera évoquée par le Livre des trois âges de Pierre Choinet ou encore une partition d’Adrian Le Roy consacrée à la chasse à la perdrix.

Plus troublante sera la vitrine rappelant que l’animal put aussi devenir matière première. Nacre, ivoire et écaille furent longtemps employés dans les objets de luxe, comme l’illustre le médaillier du prince de Condé provenant de l’atelier d’André-Charles Boulle. L’animal satirique réapparaîtra avec Grandville, maître du XIXe siècle dans l’art d’affubler les hommes de silhouettes animales pour mieux mettre en lumière leurs ridicules.

D’autres imaginaires seront convoqués : animaux du zodiaque chez Dürer et Petrus Plancius, mystérieuses chauves-souris dans les collages de Jacques Prévert, ou créatures métamorphosées sur la scène théâtrale à travers des costumes conçus pour L’Enfant et les sortilèges et Ainsi parlait Zarathoustra.

Pasteur, Jules Verne, Colette : nouveaux regards sur les bêtes
La troisième et dernière rotation, présentée du 19 mai au 29 août 2027, ouvrira encore davantage le parcours aux sciences et à la littérature.

Miniature extraite du Livre des trois âges par Pierre Choinet datant de 1482-1483 (manuscrit français de la BnF)
Miniature extraite du Livre des trois âges par Pierre Choinet
datant de 1482-1483 (manuscrit français de la BnF)

Les cahiers et notes de Louis Pasteur permettront d’évoquer le rôle de l’expérimentation animale dans les découvertes médicales et le développement de la vaccination. Les créatures des profondeurs surgiront ensuite avec le manuscrit autographe de Vingt Mille Lieues sous les mers de Jules Verne, entouré notamment du Bestiaire ou du Cortège d’Orphée de Guillaume Apollinaire et d’une édition de La Petite Sirène d’Andersen illustrée par Edmond Dulac.

Le chien prendra enfin la place occupée auparavant par le chat. Les facétieux Préludes flasques (pour un chien) d’Erik Satie côtoieront le manuscrit des Vrilles de la vigne de Colette, où son chien Toby devient lui-même narrateur.

À travers manuscrits, estampes, dessins, partitions et objets précieux, Histoires d’animaux compose ainsi bien davantage qu’un immense bestiaire. À chaque époque, l’homme a prêté aux animaux ses peurs, ses valeurs, ses rêves et parfois ses propres travers. En racontant les bêtes, c’est donc continuellement lui-même qu’il finit par raconter.

Source France Pittoresque 

Renseignements pratiques
Exposition Histoires d’animaux
BnF — Site Richelieu — 5 rue Vivienne — 75002 Paris
Jusqu’au 29 août 2027
Sites Internet : https://www.bnf.fr/fr/les-collections-du-musee-de-la-bnf
Page Facebook : https://www.facebook.com/bibliothequebnf

18 mars 2013

CHYPRE : IMPOTS SUR LES COMPTES BANCAIRES

Le Parlement de Chypre votera ce lundi le plan d’aide européen. En échange de 10 milliards d’euros de prêt, Nicosie doit instaurer une taxe sur les dépôts bancaires. C’est la première conséquence du retour de la droite au pouvoir.

L’Union européenne (UE) instaure un impôt sur le patrimoine… des Chypriotes modestes. Tous les comptes en banque des résidents à Chypre devraient être taxés. À 6,75 % pour les dépôts inférieurs à 100 000 euros. À 9,9 % au-delà. Ces mesures, si elles sont validées lundi 18 mars par le Parlement, pourraient être la conséquence de l’accord trouvé dans la nuit de vendredi à samedi entre les ministres de l’Économie de la zone euro (Eurogroupe), en coordination avec le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne.

Elles sont la contrepartie exigée par les Européens pour que Chypre obtienne 10 milliards d’euros de prêt. Bien moins que les 17 milliards d’euros attendus par Nicosie. Ce prélèvement sur les comptes bancaire devrait rapporter 5,8 milliards d’euros : autant de moins à verser pour les fonds de secours européens.

Par ailleurs, un prélèvement à la source sur les intérêts sera réalisé. Selon le ministre des Finances, Michalis Sarris, les taxes sur le capital et les intérêts des dépôts seraient compensées par la distribution d’actions… Alors que le système bancaire chypriote, vérolé, doit être restructuré.

Car, c’est de ce dernier que vient le problème. Ses avoirs pèsent huit fois le PIB de Chypre. Les banques de l’île possédaient nombre de titres de dette grecque. Or une partie de cette dette a été annulée. Nicosie est victime de cet effacement. La dépréciation des bons du Trésor hellène représente 4,5 milliards d’euros pour les banques chypriotes, aujourd’hui en crise et qui se retournent maintenant vers l’État. S’il laisse une banque faire faillite, celui-ci aura à garantir les dépôts à hauteur de 100 000 euros pour respecter les directives européennes. Cela pousserait le pays à une quasi-faillite.

« J’ai travaillé des années pour mettre cet argent de côté et maintenant, je le perds parce que les Néerlandais et les Allemands en ont décidé ainsi. Cela ne touche pas les Russes », se plaignait Andy Georgiou, samedi. 37 % des sommes déposées à Chypre le sont par des non-résidents, notamment russes.

« C’est du vol ! » confiait à l’AFP, Kyriakos, un trentenaire, samedi, qui, comme des dizaines d’autres Chypriotes, retirait de l’argent de son compte. Le Parlement doit voter l’accord avant l’ouverture des banques, mardi. Sinon, leurs coffres vont se vider.

Le Parlement devait examiner le texte dès aujourd'hui, mais le débat a été repoussé à demain lundi.

Élu président de la République le 24 février, face au candidat soutenu par les communistes, Stavros Malas (42,52 %), Nicos Anastasiades (57,48 %) n’a pas de majorité au Parlement, renouvelé en 2011. Son Rassemblement démocratique (Disy), centriste, ne dispose que de 20 des 56 sièges à la Vouli. Il aura besoin de l’apport des neuf voix du parti de droite Diko, qui examine encore les détails de l’accord.

Ce racket des épargnants chypriotes est la première conséquence de la perte de la présidence de la République par les communistes d’Akel qui comptent 19 députés dans leurs rangs. Le prédécesseur d’Anastasiades, Dimitris Christofias, qui ne s’était pas représenté, était pudiquement qualifié d’« obstacle politique » par les fonctionnaires européens. Le président communiste refusait un mémorandum à la grecque, qui aurait amené à la privatisations des entreprises publiques.

Gaël De Santis

28 septembre 2012

EUROPE : POLICIERS EN COLERE !

Environ 4.000 policiers, gardes-côtes et pompiers grecs ont manifesté jeudi à Athènes contre l'austérité en simulant notamment des suicides par pendaison.
"La troïka nous suce le sang", ont-ils scandé, en allusion à la Commission européenne, à la Banque centrale européenne (BCE) et au Fonds monétaire international (FMI).

Ces trois institutions exigent la mise en oeuvre d'une politique de rigueur drastique en échange de leur aide financière.
Cette politique se traduit par des coupes claires dans les dépenses publiques et par un alourdissement de la fiscalité. Le gouvernement grec prévoit ainsi de réduire les salaires des policiers.
Les simulations de pendaisons visaient à rappeler aux responsables politiques la hausse du taux de suicide en Grèce depuis le début de cette austérité, qui a enfoncé le pays dans une profonde récession économique.

Un peu plus tôt dans la journée, des policiers ont bloqué l'entrée du QG de la police anti-émeutes à Athènes pour empêcher des cars d'acheminer des renforts vers Thessalonique, dans le nord du pays, où devraient se dérouler d'importantes manifestations au cours du week-end.
Des heurts ont éclaté lorsque la police anti-émeutes a tenté d'évacuer l'entrée du bâtiment, où des dizaines de policiers syndiqués, la plupart en uniforme, brandissaient des panneaux et scandaient des slogans contre l'austérité.

Pour certains policiers, la situation est complexe. "Ils nous font nous battre contre nos propres frères", a déclaré un membre des forces anti-émeutes sous le sceau de l'anonymat.

17 avril 2012

Pour Joseph Stiglitz, l'Europe va droit dans le mur


Par Marc-Henri Jobin pour la Tribune de Genève
«La seule bonne chose de l'année 2011, c'est qu'elle a été meilleure que ne le sera 2012», estime le prix Nobel d'économie.
Si l'Europe poursuit ses programmes de restriction, «les années à venir seront vraiment dures».

La situation en Europe préoccupe Joseph Stiglitz. «Les chances de résoudre le problème par de nouvelles économies sont proches de zéro», relève-t-il dans une interview donnée au Tages-Anzeiger. L’Europe est même «menacée à court terme d'une deuxième récession».

La plupart des gouvernements épargnent, ce qui accentue le ralentissement économique, constate le chercheur et économiste américain. Et contrairement aux promesses faites, «on ne voit toujours pas poindre la lumière au bout du tunnel».

On prescrit la saignée au malade

«Il n'y a au monde pas un seul exemple qui montre qu'il est possible d'assainir un Etat malade en réduisant les salaires, les rentes et les prestations sociales», poursuit l'ancien prix Nobel. La croissance ralentit, les recettes fiscales baissent et la question de l'endettement n'est pas résolue, ajoute-t-il en substance.

«Les politiciens devraient aujourd'hui reconnaître qu'ils sont sur la mauvaise voie». Une surdose d'économies ne fait qu'empirer les choses. «C'est comme au Moyen-Âge: quand le patient mourait, on disait: le médecin a trop vite arrêté les saignées».

Les Irlandais paient pour leurs banques

Aujourd'hui, des pays comme la Grèce et le Portugal auraient au contraire «besoin d'une perspective de croissance crédible». Pour cela, les gouvernements devraient augmenter les dépenses de l'Etat, selon l'Américain.

«Ils peuvent le faire sans accroître les déficits, s'ils augmentent les impôts en parallèle», en introduisant par exemple une taxe sur les transactions financières, observe-t-il. L'économie en profiterait et pour un multiple des montants injectés par l'Etat.

Joseph Stiglitz reconnaît volontiers que la Grèce est surendettée. Ainsi que le Portugal et l'Irlande. Mais dans ce dernier cas, c'est n'est pas en raison d'un excès de dépenses de l'Etat.

La crise en Irlande est venue de la finance: «C'est une erreur monumentale que d'avoir sauvé les banques en difficulté avec l'argent des contribuables». Pour l'ancien professeur et chercheur,« il ne devrait pas y avoir de banque si grande qu'on doive la sauver à tout prix».

Plus d'égalité et de morale

De manière générale, l'économiste constate que les politiciens ne prennent pas suffisamment en compte les soucis des citoyens. «Ces derniers ont perdu confiance dans le capitalisme financier. La crise financière a montré que le modèle ne fonctionne pas.»

Aux Etats-Unis, le revenu moyen d'un travailleur est plus faible aujourd'hui qu'en 1968, argumente l'ancien chef économiste de la Banque mondiale. «C'est inacceptable et permet de conclure que le capitalisme n'aide en définitive qu'une petite partie des gens».

La répartition de la richesse est de plus en plus inégale, constate Joseph Stiglitz, pour qui «nous avons besoin de plus de transparence et d'égalité entre les revenus et, surtout, de plus de morale».

(Newsnet)